22 longs métrages, 24 documentaires, 15 courts métrages et 5 Films Lab sont soutenus par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel
Les propositions de soutien avancées lors de la 2e session 2025 par la Commission du Cinéma ont été approuvées par la Ministre de la Culture Elisabeth Degryse.
4,3 millions d’euros sont attribués à 66 projets de films qui reçoivent une promesse d’aide à l’écriture, au développement ou à la production. 268 projets de films ont été déposés lors de cette session, soit un taux de sélection de 24,6%.
22 LONGS MÉTRAGES
4 longs métrages d’initiative belge francophone sont soutenus à la production.
Parmi eux, Cacau, le second long métrage de Simon Gillard, fable dramatique qui met en scène les rêves d’ailleurs de Zé, 11 ans et orpheline, lorsqu’elle rencontre la libre et rebelle Maïra. Le film convoque le passé de l’esclavage en s’ancrant dans le contexte contemporain de la récolte de cacao.
Premier long métrage de fiction de la réalisatrice habituée du documentaire Nathalie Borgers, Les bienfaiteurs explore les ravages des rapports de domination à l’époque coloniale dans la sphère intime d’une famille.
Avec Mûlatresse solitude, Baloji s'empare, pour son second long métrage, des injonctions sociétales faites aux corps des jeunes femmes à travers l’histoire de Billie, sprinteuse sud-africaine prometteuse dont la carrière va subitement s’interrompre suite à un diagnostic d’hyperandrogénie.
Enfin, l’expérimenté duo formé par Hélène Cattet et Bruno Forzani reçoit un soutien pour son premier film d’animation : Darling. Thriller prenant place dans le New York des années 60, le film aborde les thématiques du viol et de la reconstruction par l’art pictural via une approche visuelle audacieuse.
5 productions d'initiative flamande ou étrangère reçoivent une aide à la production.
Strokes of madness de Lander Haverals et Dominique Van Malder est soutenu dans le cadre de l’aide à la production CCA-VAF. Dans ce film centré sur la folie, un violoniste brillant mais psychologiquement vulnérable devient la proie de ses démons au cours de sa quête obsessionnelle de reconnaissance et de perfection musicale.
À l’international, Histoire parallèle (France, Iran), du réalisateur iranien multiprimé Ashgar Farhadi nous conduit dans les pas de Sylvie, une romancière qui espionne ses voisins en quête d’inspiration. Lorsqu’elle engage Adam, sa vie et son travail vont se voir bouleversés au point que la fiction dépasse la réalité.
Avec Soudain (Japon), Ryusuke Hamaguchi (Drive my car) nous emmène aux côtés de Marie-Lou, directrice d’EHPAD confrontée à la résistance de son personnel lorsqu’elle essaie d’introduire la méthode de soins « Humanitude », basée sur le respect et la dignité des personnes et l'harmonie dans la relation entre soignants et patients.
Deux premiers longs métrages sont également soutenus : Solitaire (France), thriller psychologique de Diego et Alexis Perrotte qui traite notamment de la question de l’anorexie chez une jeune femme et Authentiks de Marie Rosselet-Ruiz (France), qui nous plonge dans l’univers d’un groupe de supporters Ultras.
4 œuvres sont soutenues au développement.
Parmi celles-ci, Comme une grande, le premier long métrage d'Adriana Da Fonseca questionne la manière dont notre société accompagne les personnes en situation de handicap dans leur envie de faire famille.
Pauline Beugnies obtient également un soutien pour C’est tout ce qu’on aura, son premier long métrage de fiction. Dans une ville post-industrielle sous tension, Adil, 18 ans, oscille entre révolte et désir d’avenir. Avec ses amis, il transforme les marges urbaines en terrains de fête et de liberté, en réponse à un couvre-feu visant leur quartier.
Avec En marchant, Philippe Van Leeuw suit différents personnages entre le front et l’arrière, dressant ainsi un instantané de la guerre en Ukraine et des gens qui le traversent.
Enfin, Marta Bergman développe Mandelbaum, portrait de l’artiste belge Stéphane Mandelbaum, assassiné à 25 ans.
Côté écriture, 9 projets bénéficient d'un soutien.
Une sélection marquée par une diversité de genres et de ton avec, entre autres, une comédie signée Myriam Leroy (Téléréalité), un hommage aux séries B des années 70 avec Minuit Frissons d’Alan Santi et Clotilde Colson, une animation de Sameh Alaa (When I close my eyes I see your eyes) et un western métaphysique porté par Pierre Fortin et Julien Bernard-Simmonds, adaptation en version longue de leur court métrage Une Nuit d’avance.
Noémie Nicolas et Nabil Ben Yadir reçoivent également un soutien pour leur projet Le Prince, de même que Mary Jiménez et Bénédicte Liénard pour L’oiseau des sables et Hippolyte Leibovici pour Un été heureux, son premier long métrage.
24 DOCUMENTAIRES
6 documentaires de création reçoivent une aide à la production.
Parmi eux, Fracture de Keren Kraizer s’ancre plus que jamais dans l’actualité en proposant le journal intime de la réalisatrice lors de son retour en Israël. Ce dernier mêle introspection, relations, vie quotidienne, violence, quête de justice et lutte des palestinien·ne·s contre l'oppression israélienne. Dans un registre tout aussi personnel, Natyvel Pontalier aborde, avec Je mange avec deux cœurs, la question de la consommation alimentaire sous le prisme des origines culturelles et de la classe sociale et économique.
Aa, petites allégories d’une grande ville de Gwenaël Breës se penche, de façon métaphorique et historique, sur l’urbanisation et la notion de territoire dans nos villes modernes, quand Mokunin de Thomas Licata aborde la question de la surconsommation énergétique de nos sociétés et plus particulièrement au Japon, malgré l’accident de Fukushima de 2011.
Avec Kolonie 7, Pauline Fonsny continue d’explorer la réalité des centres fermés de détention des migrants en interrogeant l’histoire d’un lieu proche d’Anvers où fut aménagé, il y a près de 200 ans, une colonie agricole pour vagabonds récalcitrants. L’endroit abrite aujourd’hui encore une prison et un centre fermé. Une continuité d’usage qui se cache pourtant sous les atours d’un espace de promenade et de musée ouvert aux visiteurs.
Enfin, Swinguer avec le stress de Marie Mandy s’empare, dans un style mêlant documentaire et fiction, d’un sujet ultra-contemporain : il explore les façons de faire du stress un compagnon de route plutôt qu’un ennemi en suivant le parcours de 9 personnes en quête de paix intérieure.
4 projets sont soutenus au développement.
Avec Le mal existe, Yaël André revient sur son expérience en tant que jurée lors du procès pour génocide au Rwanda qui s’est tenu en 2019 en s’appuyant sur une matière sonore riche et inédite : plus de 300 heures d’enregistrements captés durant les audiences. Le champ, rue des Goujons, 1070 Bruxelles de Célia Dessardo dresse quant à lui le portrait de 3 femmes camerounaises qui transforment un terre-plein routier d'Anderlecht en potager urbain improvisé. Dans Le régent, David Deroy retrace l’histoire du Prince Charles, régent du royaume de Belgique et qui sera mis au ban de la famille royale lors de l’accession de Baudouin à la tête de l’État belge. Enfin, avec Veines Blanches, Maxime Coton interroge les contradictions de la transition écologique européenne à travers l'extraction de lithium et le regard de trois personnes confrontées à de nouveaux projets miniers.
9 documentaires d'initiative belge francophone sont également aidés à l’écriture ainsi que trois documentaires d’initiative étrangère soutenus à la production et deux projets aidés dans le cadre de l'aide à la production CCA-VAF.
15 COURTS MÉTRAGES
12 courts métrages d’initiative belge francophone sont aidés à la production.
Parmi eux, La nuit des éclairs d’Ely Chevillot, soulève des questions inhabituelles autour des agressions sexuelles, Fin juillet, début août, un coming of age signé Faustine Cros, The plant sitter de Luigi Noah De Angelis sur une rencontre par procuration entre David et April Ashley, première femme transgenre reconnue aux Royaume-Uni, Brûle d’Ilyas Sfar, une proposition politique et militante sur une génération qui voit le monde brûler aux sens littéral et figuré, mais également deux animations : Trypophilie de Jeanne Ruelle et La sieste de Chantal Peten.
Du pain et des jeux de Léa Tarral et Judith Longuet-Marx ainsi que Les terres gelées de Takeiki Flon et Thomas Schira obtiennent une aide après réalisation.
3 courts métrages d’initiative étrangère sont également aidés: La catastrophe de Swann Arlaud, Pavlova de Thomas Walch et Magali Lefoul et Trompe l’œil, une animation de Nicolas Keppens.
5 FILMS LAB
5 Films Lab d’initiative belge francophone sont soutenus à la production.
Télécharger la liste complète des films aidés
Nico Patelli
Thierry Vandersanden
Julia Eskander & Romane Pangrazzi
