Communiqué de presse

DP 2 : Des économies pour assurer la soutenabilité budgétaire de la FWB ​ et des mesures d’accompagnement

Un cap budgétaire assuré

Le décret programme 2, à l’ordre du jour de la séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce jeudi 4 juin 2026, contient la suite ​ d’autres ​ mesures d’économies pluriannuelles annoncées à l’occasion du conclave budgétaire 2026 présenté en octobre dernier.

Pour rappel, le Gouvernement s’est fixé comme objectif de limiter le déficit à 1,2 milliards d’euro en 2029. Les projections à long- terme réalisées par l’administration indiquent que les économies réalisées durant cette législature permettront d’atteindre la cible et d’éviter que la dette ne s’élève à 50 milliards d’euros en 2040.

Selon ces projections, sans les mesures d’économies prévues, la charge de la dette pourrait représenter un montant record de 2,5 milliards d’euros en 2040, alors que la hausse des charges d’intérêts se limitera à 1,5 milliard d’euros si les mesures d’économies sont mises en œuvre. C’est un montant colossal, mais c’est surtout 1 milliard d’euros de moins à verser aux banques et 1 milliard d’euros pour les secteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont l’enseignement, l’enfance, la jeunesse, la culture, le sport....

Prendre les mesures d’économies permet ​ de remettre la Fédération Wallonie-Bruxelles sur le chemin de la soutenabilité budgétaire et de tendre progressivement vers l’équilibre sans devoir prendre de nouvelles mesures d’économies importantes, sous cette législature, tout en se donnant la possibilité de réinvestir rapidement dans les missions essentielles de la FWB. A l’inverse, sans les mesures d’économies décidées depuis le début de la législature, le déficit deviendrait structurellement supérieur à 2 milliards, ce qui condamnerait la Fédération Wallonie-Bruxelles et les politiques qu’elle ​ soutient.

Un décret discuté depuis six mois

Contrairement à l’habitude depuis plusieurs législatures, et pour permettre la concertation de faire son office, ce projet de ​ décret n’a pas suivi la voie de l’urgence. Il met en œuvre des mesures annoncées en octobre dernier et il a fait l’objet de concertations qui se sont étalées de décembre ​ à avril, avant d’être envoyé au Conseil d’Etat le 20 février 2026, dans un délai classique de 30 jours, pour avis rendu le 24 mars 2026… Après modifications et intégration des observations du Conseil d’Etat, le décret a été validé en dernière lecture par le gouvernement le 30 avril 2026 et envoyé dans la foulée au Parlement.

Ce texte, et les mesures qu’il contient, a donc fait l’objet d’intenses discussions, concertations, adaptations depuis de longs mois. Le temps est venu de l’adopter.

Des mesures d’accompagnement complémentaires pour préserver ​ les emplois et protéger les enseignants temporaires prioritaires, et simplifier la tâche administrative des enseignants.

 

A l’écoute du secteur et du monde l’enseignement qui a émis ses craintes sur les effets de ce projet de décret, le gouvernement se veut rassurant et prend un engagement fort et des mesures d’accompagnement concrètes.

Le Gouvernement s’engage à ce que les enseignants nommés et temporaires prioritaires conservent un emploi lors de l’année scolaire 2026-2027. Comme expliqué depuis de longs mois, les plus de 2000 départs naturels annuels de l’enseignement secondaire supérieur dépassent largement les 1300 ETP supprimés à la suite de la hausse de la charge dans le secondaire supérieur. Comme, en outre, il y aura nettement moins d’enseignants qui sortiront de la formation initiale à cette rentrée en raison de l’allongement des études de 3 à 4 ans, pour la plupart des formations, les enseignants concernés devraient avoir rapidement la possibilité de trouver une nouvelle affectation vu les besoins. Des pertes d’emploi en lien avec la mesure des “+ 2 périodes” semblent donc peu probables.

Par ailleurs, afin de s’assurer que cette mobilité des enseignants entre les écoles se fasse progressivement, le Gouvernement a déjà prévu le gel des réaffectations, à la suite des concertations avec les organisations syndicales et les Fédération des Pouvoirs Organisateurs /WBE. ​ Concrètement, un enseignant nommé qui doit être réaffecté restera jusqu’au terme de la prochaine année scolaire à la disposition de son école actuelle et ne prendra ses nouvelles fonctions qu’à la rentrée 2027 et ne fera donc pas perdre des heures à l’enseignant temporaire qui travaille.

Cependant, pour répondre aux inquiétudes qui persistent malgré ce gel le gouvernement suivra avec attention la situation durant l’année scolaire et des dispositions complémentaires et les budgets nécessaires seront prévus pour éviter que les temporaires prioritaires se retrouvent temporairement sans emploi à la rentrée prochaine. Les temporaires prioritaires qui n’auraient pas de nouvelles affectations à la rentrée scolaire seront donc maintenus ​ en attendant qu’une charge se libère.

Ces mesures seront évaluées en décembre 2026 afin de traiter d’éventuelles situations ​ résiduelles en lien avec la mesure “+ 2 périodes” pour les temporaires prioritaires jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Le Gouvernement espère de la sorte rassurer les enseignants qui pourraient être impactés par cette mesure en vue de la rentrée prochaine.

 

Debont Marc

Directeur de la Communication - Porte-Parole, Cabinet de la Ministre-Présidente Elisabeth Degryse

 

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