Étudiants et chercheurs boursiers de Gaza – réaction de la Ministre-Présidente Elisabeth Degryse

J’ai pris connaissance ce vendredi de l’absence d’accord au sein du Conseil des ministres restreint concernant la situation d’étudiantes et d’étudiants, de chercheuses et de chercheurs actuellement bloqués à Gaza, alors qu’ils ont obtenu une bourse d’études ou la possibilité de poursuivre un projet de recherche postdoctorale au sein d’un établissement d’enseignement supérieur de notre pays.

Parmi les personnes concernées figurent des étudiantes et étudiants ainsi que des chercheuses et chercheurs sélectionnés par l’Université libre de Bruxelles et l’Université de Liège dans le cadre de programmes d’accueil dits d’« université hospitalière ». Pour rappel, ces programmes permettent à des profils académiques de grande qualité, dont le parcours est interrompu ou menacé par un conflit, une crise ou un déplacement forcé, de poursuivre leurs études ou leurs travaux de recherche dans un environnement sûr.

Comme Ministre-Présidente, je suis particulièrement attachée à ces initiatives, qui incarnent concrètement les valeurs d’ouverture, de solidarité et de coopération internationale portées par notre enseignement supérieur. La Fédération Wallonie-Bruxelles a toujours défendu l’ouverture de son enseignement supérieur, la liberté académique et la coopération internationale. Le soutien récemment apporté à l’initiative « Scholars at Risk » en témoigne.

Depuis plusieurs mois, ces étudiantes et étudiants, ces chercheuses et chercheurs se heurtent à un obstacle majeur : l’impossibilité matérielle de quitter la bande de Gaza afin d’accomplir les démarches administratives et consulaires requises, qu’il s’agisse d’introduire une demande de visa ou, pour celles et ceux qui en disposent déjà, de rejoindre la Belgique.

Je regrette que les discussions fédérales n’aient pas permis, à ce stade, d’apporter une réponse à ces situations particulières. Je tiens néanmoins à saluer l’action du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, qui s’est mobilisé en faveur de ces étudiantes et étudiants, chercheuses et chercheurs et a porté ce dossier au niveau fédéral.

J’espère que le Gouvernement pourra, le cas échéant, réexaminer ce dossier afin de permettre à ces étudiantes et étudiants, chercheuses et chercheurs de poursuivre leur parcours académique dans notre pays.

 

Nico Patelli

Attaché de presse, Cabinet de la Ministre-Présidente Elisabeth Degryse

 

Recevez des mises à jour par e-mail

En cliquant sur « S'abonner », je confirme avoir lu et accepté la Politique de confidentialité.

Contact

Place Surlet de Chokier 15-17 1000 Bruxelles Belgique