La réforme des études en kiné approuvée
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a validé, en deuxième lecture, la réforme de la formation en kinésithérapie proposée par Elisabeth Degryse; Ministre-Présidente en charge de l’Enseignement Supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’obtention d’un titre de kinésithérapeute et réadaptation se fera désormais au terme d’un master 120 soit 5 ans d’étude, 3 années de bachelier et 2 années de Master.
« Cet allongement des études souhaité et attendu par tous depuis plus de 10 ans est devenu indispensable. De la sorte nous repensons le contenu de la formation et répondons aux exigences imposées très prochainement par le fédéral pour le futur accès direct aux soins, sans obligation de prescription médicale préalable, pour les kinés. J’ai initié il y a quelques mois les discussions et concertations avec les universités et hautes-écoles sur le sujet. Je
me réjouis de l’accord noué qui démontre une nouvelle fois la capacité de ce gouvernement à porter et valider des projets importants. Le passage à un master 120 prendra donc ses effets pour la cohorte d’étudiantes et étudiants débutant leurs études lors de la rentrée académique de septembre 2026 » annonce aujourd’hui Elisabeth Degryse.
Aujourd’hui plus de 1800 candidates et candidats obtiennent leur diplôme de kiné en Fédération Wallonie-Bruxelles. Près de deux-tiers sont inscrits dans une des 7 Haute-Ecoles organisant la formation. Un tiers l’étant au sein d’une 3 universités ayant cette formation à son programme.
Une formation adaptée
Cette évolution de la formation se base sur les besoins identifiés par le secteur et clarifie les compétences requises en les adaptant aux nouvelles exigences professionnelles. A l’issue de cette réforme un référentiel unique sera adopté. Elle permet aussi de garantir une formation plus approfondie, intégrant davantage de stages cliniques et d’orientations disciplinaires. Elle permet de répondre aux normes européennes, notamment à la directive 2005/36/CE relative à
la reconnaissance des qualifications professionnelles.
Il a aussi été décidé que le choix des finalités (spécialisations) sera proposé lors du deuxième cycle.
Entrée en vigueur en septembre 2026 pour les étudiantes et étudiants entrant en bac 1, mesures transitoires pour les étudiantes et étudiantes actuels.
Des mesures transitoires sont prévues notamment pour les étudiantes et étudiants actuellement engagés dans un cursus de kinésithérapie. Ainsi, les étudiantes et étudiants ayant commencés leur cursus dans la configuration actuelle pourront le poursuivre et rester dans le modèle actuel même en cas d’échec
Après avoir effectué des concertations approfondies avec les institutions d’enseignement supérieur concernés et avoir collectés l’avis de l’ensemble du secteur le gouvernement a
validé le texte proposé par la ministre de l’Enseignement Supérieur qui sera soumis prochainement au Conseil d’Etat.
Debont Marc
